À propos de l’école

HISTORIQUE DE L’ÉCOLE

L’école Sainte-Anne; 50 ans d’histoire

Au début des années 1950, de plus en plus de francophones viennent travailler au gouvernement.  La plupart voyagent la fin de semaine.  Mais plus la population augmente, plus il y a de jeunes familles qui commencent à s’installer.  Vers la fin des années 1950, les francophones se créent un organisme, le Cercle Français, qui sera à la tête du mouvement d’ouverture d’une école française à Fredericton.  Un comité est formé pour demander au Conseil scolaire anglophone d’ouvrir des classes françaises dans une des écoles de la ville.  Après maintes réunions, et plusieurs refus, le comité s’embarque dans une nouvelle aventure : mettre sur pied une école de langue française privée, dont les coûts, incluant le salaire de l’enseignante, sont défrayés par la communauté.

L’école Sainte-Anne voit le jour en 1965, sous le nom de « École bilingue primaire de Fredericton », et ouvre dans les locaux d’un vieil édifice des Chevaliers de Colomb. Elle accueille 22 élèves de 1ère et de 2e année.  Les journées ne sont pas faciles pour les élèves et l’enseignante : des gens mécontents de l’ouverture de l’école ne se gênent pas pour regarder par les fenêtres, et crier des bêtises aux enfants lorsqu’ils entrent et sortent de l’école.

Malgré la situation encore conflictuelle avec le Conseil scolaire anglophone, en 1967, grâce à la réforme « Chances égales pour tous » du premier ministre Louis J. Robichaud, l’école tombe sous la tutelle du ministère de l’éducation, et devient donc une école publique.

L’école déménage dans une des casernes militaires (condamnées) de la deuxième guerre mondiale durant cette même année, avec une population étudiante de 72.  En 1971, l’école, et ses 171 élèves, déménage à l’école Montgomery. En raison du manque d’espace pour les élèves qui augmentent année après année et du manque de collaboration de la part du conseil 26, on crée le Comité de l’avenir du Cercle français en 1972.

À cette époque, les élèves doivent terminer leur secondaire (de la 10 e à la 12 e année) au Fredericton High School. Entre-temps, des démarches ont été émises en vue de créer un centre culturel pour les francophones. On y ajoute aussi le concept d’école de langue pour les fonctionnaires en poste à Fredericton.

Suite à une conférence de presse convoquée par le Comité de l’avenir, un comité ad hoc composé de fonctionnaires et d’hommes politiques est mis sur pied. L’idée d’un Centre scolaire-communautaire est lancée.  Il s’agit du premier centre de la sorte au Canada.

Le 15 janvier 1973, le Comité de l’avenir soumet un mémoire au premier ministre Richard Hatfield et en avril, on discute d’un centre scolaire-communautaire co-financé par le fédéral et le provincial. Un an après, le 21 janvier 1974, le premier ministre Richard Hatfield annonce publiquement la construction du centre.

Ouverture du Centre communautaire Sainte-Anne

Après de multiples embûches, le Centre communautaire Sainte-Anne voit le jour le 10 juin 1978.  Ce centre allait devenir un modèle pour tous les autres centres qui seraient créés au cours des années suivantes.  En 1978, lors de son emménagement au Centre communautaire Sainte-Anne, l’école Sainte-Anne accueille 392 élèves de la 1ère à la 12e année.

Et la population ne cesse d’augmenter.  L’école Sainte-Anne connait une croissance phénoménale. En 1992, la population étudiante se chiffre à 821 élèves.

En 2005-2006, l’école Sainte-Anne accueille 1041 élèves de la maternelle à la 12 e année. Toutes les salles disponibles pour être transformées en salle de classe le sont.  Depuis l’emménagement au Centre, il s’agit d’une croissance de 515 % en 27 ans, pour une moyenne de 19,1 % par année (Allain et Basque, 2003).

Un agrandissement a lieu en 2007 afin de créer l’école des Bâtisseurs, école qui accueillera les élèves de la maternelle à la 5e année.  L’école Sainte-Anne, quant à elle, accueillera désormais les élèves de la 6e à la 12e année.

Depuis 2007, quoique l’essor se soit un tant soit peu ralenti, les écoles Sainte-Anne et des Bâtisseurs continuent à grandir. En 2014-2015, la population combinée des deux écoles dépasse 1300 élève.  En septembre 2015, on verra l’ouverture d’une toute nouvelle école du côté nord, l’école Les Éclaireurs, qui accueillera les élèves de la maternelle à la 8e année qui habitent du côté nord de la ville.

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