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par Eric Kennedy

Anthony Levesque : un athlète nouveau genre

De gauche à droite: Michel LeBlanc, Mathieu Duguay, Justin LeBlanc (ancien élève de SdeC), Patrick Hébert et Anthony Levesque. Les deux hommes aux deux extrémités sont leurs commanditaires.

De gauche à droite: Michel LeBlanc, Mathieu Duguay, Justin LeBlanc (ancien élève de SdeC), Patrick Hébert et Anthony Levesque. Les deux hommes aux deux extrémités sont leurs commanditaires.

Phénomène relativement nouveau en Amérique du Nord, le sport électronique prend de plus en plus de l’ampleur. Anthony Levesque, élève de 12e année du Centre scolaire Samuel-de-Champlain, rêve d’un jour devenir un athlète électronique professionnel. Et jusqu’à maintenant, les choses vont plutôt bien pour lui. Portrait d’une recrue nouveau genre.

Anthony a commencé à s’intéresser plus sérieusement au monde des jeux vidéo à l’âge de 14 ans. En février dernier, il a décidé de former une équipe de League of Legends (LoL) avec un ancien de l’école, Justin LeBlanc, et trois autres jeunes, afin de se présenter au tournoi Tomorrow Lan qui se déroulait le 19 novembre dernier à l’Université de Moncton. Ils sont demeurés invaincus durant toute la compétition et ont remporté les grands honneurs. Pas mal pour des recrues !

« Ces tournois sont longs et épuisants. Pour celui de Moncton, par exemple, nous sommes arrivés à 15 h. Nous nous sommes pratiqués plusieurs heures. Les compétitions se déroulaient de 20 h à 3 h 30 du matin » explique Anthony, qui est présentement dans le top 2% au monde pour LoL  (au 16 861e  rang en Amérique du Nord).

Anthony évolue au sein du groupe FrontSide eSports (une équipe canado-américaine). De son propre aveu, il a encore plusieurs étapes à franchir avant de rêver à la grande ligue. « Le monde du sport électronique a emprunté plusieurs codes aux sports professionnels. Les meilleures équipes peuvent compter sur les services d’entraîneurs, de chef cuisinier, des thérapeutes, etc. » explique Anthony. Au sein d’une équipe, les athlètes électroniques ont leur spécialité (un jeu en particulier). Ils sont encadrés et chouchoutés pour qu’ils puissent se concentrer sur leur « sport » et sont soumis à des heures d’entraînements rigoureux. Ils doivent même se soumettre aux questions des journalistes de magazines spécialisés après un tournoi. On ne rit pas quand il y a littéralement des millions de dollars en jeu. Juste pour l’International de Seattle, par exemple, qui se déroulait en août dernier et où les meilleurs au monde s’affrontaient, la modique somme de 20 millions a été distribuée aux gagnants. Des jetons quoi !

Rappelons que le Canada est un nouveau joueur sur le circuit mondial. Avec la création de la Northern Arena League, la première ligue organisée au pays, le but est de permettre aux joueurs et organisations locales de pouvoir se développer et aspirer aux grands honneurs. Pour se faire, la ligue organise quelques tournois majeurs et remet des bourses s’élevant à plus de 200 0000$. À titre de comparaison, la Electronic Sports League (ESL), la plus grosse organisation de sports électroniques dans le monde, a des bureaux en Amérique du Nord, en France, en Allemagne, en Russie, etc., et remet des bourses pouvant totaliser au-delà de 2 millions de dollars.

« Mon rêve est de me démarquer suffisamment pour être un jour invité à joindre une équipe de haut niveau », se confie Anthony.  En attendant, il faudra qu’il soit encore plus vite sur le piton !

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