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par Eric Kennedy

Un camp de réfugiés virtuel d’un jour au Centre scolaire Samuel-de-Champlain

Selon Serge Landry, représentant régional du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard du Congrès du travail du Canada, l’expérience touche à différentes cordes sensibles pour chacun.

 

Le Congrès du travail du Canada est passé le jeudi 16 novembre dernier au Centre scolaire Samuel-de-Champlain avec son kiosque « Crise des réfugiés ». Les élèves du cours d’histoire du monde et du cours d’histoire du Canada, des élèves de la 8e à la 12e année, de même que le personnel, ont donc eu l’occasion de vivre l’expérience d’être un réfugié pendant quelques minutes. L’activité était d’autant plus significative pour tous, puisque l’école a accueilli à elle seule près d’une soixantaine de réfugiés syriens depuis la dernière année.

Vivre une expérience d’immersion nous permet de mieux comprendre. Et la compréhension mène à l’action et la compassion. Grâce à la réalité virtuelle et à la technologie tridimensionnelle, les utilisateurs ont été placés dans les souliers d’une personne qui d’un moment à l’autre, est plongée dans l’enfer de la guerre et des camps de réfugiés.

Le mot clé de cette immersion virtuelle est l’INCERTITUDE. Les questions sans réponses, l’anxiété de ne pas savoir ce qui se passe, de ne pas retrouver les siens, et le film ne répond jamais à nos questions. Normal, car les réfugiés non plus n’auront jamais de réponses à leurs questions.

Selon Serge Landry, représentant régional du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard du Congrès du travail du Canada, l’expérience touche à différentes cordes sensibles pour chacun. « Ça dépend de ton expérience personnelle, de ton bagage. J’ai déjà vu des gens arrêter le visionnement, car ils avaient vécu une situation similaire ou parce que des proches étaient partis à la guerre ». La force du film réside dans sa capacité d’aller chercher au fond de nous-mêmes nos insécurités et de les exposer au grand jour.

Pour Lyne Harrigan, instigatrice de la visite et enseignante d’appui à l’apprentissage pour les nouveaux arrivants, il était important que ses élèves puissent vivre l’expérience, pour mieux saisir l’ampleur de la crise humanitaire qu’on vécut leurs nouveaux camarades de classe.  « Je crois que c’est très important de sensibiliser nos jeunes, car ils comprendront mieux d’où leurs camarades proviennent et comment ils se sont retrouvés au Canada. Ils pourront ainsi tisser des liens plus forts avec eux », nous explique Mme Harrigan.

Rappelons que cette visite s’inscrivait au calendrier d’activités organisées dans le cadre de la Semaine nationale de l’immigration francophone (30 octobre au 4 novembre). Tout au long de la semaine, des messages étaient lus le matin dans différentes langues, de la musique du monde était jouée, un drapeau acadien a été créé à partir de tissus provenant de différents pays et un dîner multiethnique a couronné le tout le jeudi. Bravo aux organisateurs et merci de votre participation !

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